Maladies Parodontales et pathologies systémiques. Les maladies parodontales sont des pathologies infectieuses et inflammatoires chroniques, qui peuvent avoir différentes influences sur différentes pathologies systémiques très répandues. 4 exemples :


1. Diabète
L’association statistique entre la maladie parodontale et le diabète est connue depuis des années. Celle-ci vaut pour le diabète insulino-dépendant ou non-insulinodépendant.
Ces pathologies exercent réciproquement une influence aggravante, de manière silencieuse.
En clair : le diabète mal équilibré aggrave la sévérité de la parodontite, alors que cette dernière tend à déstabiliser le diabète et aggraver la résistance à l’insuline et le taux d’hémoglobine glycosylée.

2. Pathologies cardiovasculaires
La maladie parodontale et les pathologies cardio-vasculaires partagent de nombreux facteurs de risque, dont le tabac. Il n’est donc pas étonnant de les voir souvent associées.
Cependant, la bactériémie associée à la parodontite participe de différentes manières à la formation de la plaque d’athérome.
A titre d’exemple, l’ADN de bactéries parodontogènes se retrouve dans des plaques athéromateuses.
La parodontite doit être considérée comme un facteur de risque des pathologies cardio-vasculaires.

3. Prématurité
De manière générale, la grossesse augmente le nombre de sites parodontaux symptomatiques et la profondeur des poches.
Réciproquement, la maladie parodontale est associée à un taux supérieur d’accouchements prématurés ou de petits poids de naissance.

4. Polyarthrite Rhumatoïde
La fréquence de la parodontite est significativement supérieure chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde.
Ici aussi, les influences sont réciproques :
Le traitement parodontal diminue la sévérité de l’atteinte articulaire, alors que le traitement de la polyarthrite diminue la perte osseuse parodontale.

EN CONCLUSION :
La maladie parodontale est une pathologie infectieuse et inflammatoire susceptible d’interférer de différentes manières avec de nombreux phénomènes systémiques.
Les mécanismes d’actions sont secondaires à la dissémination des bactéries parodontales dans le sang, mais aussi à l’entretien d’un état inflammatoire chronique au niveau de l’entièreté de l’organisme.